Manif | Les camps d’asile ne sont pas une solution

9 novembre | 14h | Place fédérale | Berne

Non à la discrimination, oui à l’égalité des droits, au respect et à la dignité pour tou.te.s | Non à l’isolement et aux expulsions, oui à l’égalité d’accès au logement, au travail, à l’éducation et à la santé pour tou.te.s

News par rapport à l’organisation de la manif

Campagne en ligne : Interviews sur les camps d’asile

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Nos arguments:

Problèmes avec les camps de torture en Libye: La guerre, la persécution, la violence, mais aussi la pauvreté, la crise climatique et d’autres raisons peuvent mener à l’abandon de la résidence actuelle. A la recherche de sécurité et d’une perspective, les migrants.e.s* (fuyant.e.s) doivent parfois courir des risques encore plus grands. En Libye, les réfugié.e.s sont détenu.e.s dans des camps, torturé.e.s, violé.e.s et tenu.e.s en esclavage. L’Europe et la Suisse tolèrent ces camps et les cofinancent même à travers l’OIM et Frontex. 

Problèmes avec les camps dans les pays de transit: Sous la pression de l’Europe et de la Suisse, de plus en plus d’Etats de transit participent au blocage de l’Europe. En Turquie, en Tunisie ou au Maroc, les migrant.e.s* sont activement empêché.e.s de passer vers l’Europe et bloqué.e.s dans des camps. Si les gouvernements ou les régimes acceptent de participer au blocage de l’Europe, ils recevront de l’argent et une reconnaissance politique. Ils parlent d’accords sur l’immigration, nous parlons de sales marchés. 

Problèmes avec les camps hotspot aux frontières extérieures de l’UE : Parce que la fuite à travers la Méditerranée est extrêmement dangereuse en raison de la politique européenne, beaucoup tentent actuellement d’atteindre l’Europe par la mer Egée. Sur les îles grecques, ils sont placés dans des camps dits “hotspot”. Parce que le gouvernement grec et l’Europe le veulent ainsi, les camps hotspot sont constamment surpeuplés. Les personnes vivent dans des tentes trop chaudes en été et trop froides en hiver. Il y a des problèmes d’hygiène et il y a souvent un manque d’eau et de nourriture. L’accès à une procédure d’asile correcte n’est pas non plus garanti dans le hotspot. 

Problèmes avec les camps d’asile fédéraux: Les réfugié.e.s qui arrivent jusqu’en Suisse sont les premier.e.s à être isolé.e.s dans de grands camps d’asile fédéraux. Là ils doivent attendre une décision d’asile ou leur expulsion. Les camps sont pour la plupart situés dans des endroits éloignés, dans d’anciennes casernes, des hôpitaux désaffectés ou d’autres bâtiments, ce qui provoque un sentiment d’insécurité parmi la population. Les camps d’asile fédéraux sont organisés comme des prisons. Des centaines de personnes vivent dans des espaces confinés sans intimité. Il y a une obligation d’être présent qui prive les personnes de leur liberté. Toute la vie est filmée, contrôlée et surveillée. La police peut arrêter des personnes à tout moment. Des ami.e.s* ou les organisations de défense des droits humains ont peu ou pas accès à ces camps. Ceux qui ne respectent pas les règles strictes seront sévèrement punis.

Problèmes avec les camps dans les cantons: Toute personne qui n’a pas encore obtenu une décision d’asile ou qui n’a pas été expulsée après 140 jours dans le camp d’asile fédéral sera transférée dans un camp cantonal pour y attendre. Actuellement, de nombreux cantons durcissent les conditions dans leurs camps d’asile. Surtout les camps d’aide d’urgence, où les réfugiés rejetés doivent vivre, deviennent de plus en plus inhumains. Le canton de Berne a failli héberger tous les réfugiés rejetés dans une ancienne prison pour mineurs. Ce n’est que grâce à la résistance que les autorités ont pu être stoppées. Dans le canton de Zurich, les réfugiés rejetés ne sont pas autorisés à entrer (exclusion) ou à sortir (confinement) de certaines zones. Dans le canton de Schwyz, les requérants déboutés doivent témoigner trois fois par jour de leur présence dans le camp avec leur signature. En même temps, ils ne peuvent pas entrer dans le camp de 9h à 17h. De nombreux migrant.e.s * doivent vivre dans de tels camps pendant des années. Cela rend malade mentalement et physiquement. Beaucoup sont frustrés, traumatisés ou deviennent agressifs.

Les migrant.e.s (réfugié.e.s) disent:

  • Non à la torture, non à la mort et non au blocage à cause des accords avec les États de transit, mais oui à des voies de fuite et de migration sûres pour tous et toutes.
  • Non à la privation des droits et à des conditions catastrophiques dans les camps hotspot européens, mais oui à un droit de rester et à la liberté d’établissement pour tous et toutes.
  • Non à la discrimination et oui à l’égalité des droits, au respect et à la dignité pour tous et toutes.
  • Non à l’isolement et aux expulsions, mais oui à l’égalité d’accès au logement, au travail, à l’éducation, à la santé pour tous et toutes.