Siebter Protest beim SEM: Sicherheit für geflüchtete Iraner*innen

Français ci-dessous///Heute Mittag demonstrierten abgewiesene iranische Asylsuchende vor dem Staatssekretariat für Migration SEM in Bern. An der Kundgebung sprach u.a. Balthasar Glättli von den Grünen Schweiz. Organisiert wurde die siebte dieser monatlichen Kundgebungen von der Gruppe «Empathie und Einheit». Empathie und Einheit vertritt über einen Drittel der schweizweit rund 300 abgewiesenen geflüchteten Iraner*innen.

«Wir bringen unsere tiefe Besorgnis über die gefährliche Lage im Iran und die systematische Vernachlässigung dieser Gefahren durch die Behörden in der Schweiz zum Ausdruck» Empathie und Einheit

Gefahren anerkennen

Seit der Zunahme von regionalen Konflikten im Nahen Osten hat sich im Iran die Repression gegen Oppositionelle, Frauen und Mädchen und Angehörige von Minderheiten verschärft. Dies bestätigt die Schweizerische Flüchtlingshilfe in einem aktuellen Bericht: Landesweite Kontrollen und verstärkte Überwachung – bereits ein Post auf Social Media reicht aus, um verhaftet zu werden. Gestiegen ist auch die Gefahr schwerwiegenderer willkürlicher Urteile, insbesondere der Todesstrafe. Amnesty International berichtet von bereits mehr als 1000 Hinrichtungen im Jahr 2025 – die höchste dokumentierte Zahl seit mindestens 15 Jahren.

Diese Risiken betreffen auch (zwangsweise) Rückkehrende. Das iranische Regime wirft Oppositionsmitgliedern, Aktivist*innen und Flüchtlingen im Exil willkürlich «Landesverrat» und «Spionage» vor. Iraner*innen in Europa, einschliesslich der Schweiz, werden von iranischen Geheimdiensten beobachtet und kontrolliert.

Iraner*innen schützen

Das Staatssekretariat für Migration (SEM) spielt die Gefährdung der geflüchteten Iraner*innen herunter und anerkennt nicht, dass eine Reintegration im Falle einer Rückkehr in den Iran aktuell nicht zumutbar ist. Insbesondere Frauen und Mädchen, LGBTQI-Personen sowie ethnische und religiöse Minderheiten sind unter dem aktuellen Regime systematischer Diskriminierung und Gewalt ausgesetzt. Dies bekräftigte im März der Bericht der UN Fact-Finding Mission. Dennoch bleibt die Schutzquote für Iraner*Innen konstant auf einem zu niedrigen Niveau. Mehr als jedes zweite Asylgesuch aus dem Iran wird abgelehnt.

Blockade überwinden

Nach mehreren Treffen mit dem SEM, dem UNHCR, Parlamentarier*innen und nach zahlreichen Kundgebungen und Demonstrationen bleibt die Situation für abgewiesene Iraner*innen unverändert ausweglos. In der Community ist der Frust gross. Die stärkt den Willen, sich noch eindringlicher Gehör zu verschaffen.

“Wir bitten die Schweizer Medien, Menschenrechtsvertreter*innen und die Bevölkerung um Unterstützung im Kampf für Sicherheit und Gerechtigkeit.” Empathie und Einheit

Septième manifestation devant le SEM : sécurité pour les réfugiés iraniens

Des demandeurs d’asile iraniens déboutés manifestent devant le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à Berne. Balthasar Glättli, des Verts suisses, prend notamment la parole lors du rassemblement. Les manifestations mensuelles sont organisées par le groupe « Empathie et unité ».

Aujourd’hui, lundi 24 novembre 2025, à 12h00 devant le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), à Wabern près de Berne

« Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la situation dangereuse en Iran et à la négligence systématique de ces dangers par les autorités suisses », déclare Empathie et Unité. Le groupe représente plus d’un tiers des trois cents réfugiés iraniens déboutés en Suisse.

Reconnaître les dangers

Depuis l’intensification des conflits régionaux au Proche-Orient, la répression contre les opposants, les femmes et les filles ainsi que les membres de minorités s’est durcie en Iran. C’est ce que confirme l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés dans un rapport récent : Contrôles à l’échelle nationale et surveillance accrue : un simple post sur les réseaux sociaux suffit pour être arrêté. Le risque de condamnations arbitraires plus graves, en particulier la peine de mort, a également augmenté. Amnesty International fait état de plus de 1 000 exécutions en 2025, le nombre le plus élevé enregistré depuis au moins 15 ans.

Ces risques concernent également les personnes renvoyées (de force) dans leur pays. Le régime iranien accuse arbitrairement les membres de l’opposition, les militant·es et les réfugié·es en exil de « trahison » et d’« espionnage ». Les Iranien·nes vivant en Europe, y compris en Suisse, sont surveillé·es et contrôlé·es par les services secrets iraniens.

Protéger les Iranien·nes

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) minimise les risques encourus par les réfugié-e-s iranien-ne-s et ne reconnaît pas qu’une réintégration n’est actuellement pas envisageable en cas de retour en Iran. Les femmes et les filles, les personnes LGBTQI ainsi que les minorités ethniques et religieuses sont particulièrement exposées à une discrimination et à une violence systématiques sous le régime actuel. C’est ce qu’a confirmé en mars le rapport de la mission d’enquête des Nations unies. Néanmoins, le taux de protection des Iranien·ne·s reste constamment trop bas. Plus d’une demande d’asile sur deux provenant d’Iran est rejetée.

Sortir de l’impasse

Après plusieurs rencontres avec le SEM, le HCR, des parlementaires et après de nombreuses manifestations, la situation des Iraniens déboutés reste sans solution. La frustration est grande au sein de la communauté. Cela renforce encore davantage la volonté de se faire entendre.

« Nous demandons aux médias suisses, aux défenseurs des droits humains et à la population de nous soutenir dans notre lutte pour la sécurité et la justice » (empathie et unité).